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PATRICK MIKHAIL À MONTREAL PRÉSENTE “ARBORETUM” UNE EXPOSITION DES PLUS RÉCENTES OEUVRES DE L'ARTISTE TORONTOISE SARA ANGELUCCI
 
SARA ANGELUCCI

ARBORETUM


MONTRÉAL

18 NOVEMBRE 2017 AU 6 JANVIER 2018


VERNISSAGE:

SAMEDI 18 NOVEMBRE 2017

14H à 17h
 
 

La galerie PATRICK MIKHAIL à Montréal est heureuse de présenter ARBORETUM, une exposition solo des nouvelles œuvres de l'artiste torontoise SARA ANGELUCCI. Dans son dernier travail, Angelucci continue son exploration de la photographie vernaculaire en se concentrant sur la peinture de paysage du XIXe siècle et la relation entre la figure et le sol.

Les oeuvres dans Arboretum présentent des cartes de cabinet du XIXe siècle dont les paysages peints et les décors forestiers ont été transformés pour permettre aux arbres de prendre le dessus sur les figures humaines. Ce faisant, la forêt revendique une position au premier plan de l'image et comme sujet principal; la figure devient le sol.

S'inspirant de la tradition picturale de la peinture de paysage du XIXe siècle, les toiles de fond des studios ont adopté une vision idéalisée de la nature comme cadre romantique pour la silhouette, essentiellement domptant le désert pour fournir un cadre pictural élégant - le pittoresque. L'idée problématique que nous sommes le sujet principal, et que la nature est un simple élément décoratif qui nous est subordonné, est enchâssée dans cet acte de représentation. En effet, l'idée du paysage lui-même est une construction picturale, comme l'écrit Simon Schama dans Landscape and Memory: «Le désert, après tout, ne se situe pas, ne se nomme pas. . . . À tout le moins, il semble juste de reconnaître que c'est notre perception de la forme qui fait la différence entre la matière première et le paysage. »¹
 
Produites dans des studios de photographie, les cartes de cabinets faisaient partie de la démocratisation commerciale de la photographie. Ils ont présenté des portraits avec une gardienne singulière, avec des couples, ou des groupes de famille élargie. Mesurant typiquement 4 ¼ "x 6 ½", ils étaient plus grands que les cartes de visite, et avaient tendance à être affichés dans des albums photos ou encadrés et présentés à la maison. Dans cette forme plus large, la carte du cabinet était un moyen populaire d'avoir une photo de famille prise pour la postérité, avec une mise en scène élégante avec tout le monde habillé dans leur meilleur.
 
Mais les regroupements familiaux ne sont pas la compétence des humains. Des recherches scientifiques récentes révèlent que les forêts contiennent leurs propres réseaux sociaux et familiaux. Selon le garde forestier allemand Peter Wohlleben, les arbres sont des êtres sociaux qui «peuvent soigner des voisins malades, s'informent mutuellement du danger en envoyant des signaux électriques à travers un réseau fongique et, pour des raisons inconnues, perpétuent les anciennes souches de compagnons ». De nombreux scientifiques et forestiers affirmeraient que les arbres sont des êtres sensibles complexes.

Arboretum donne une présence visuelle à la notion d'arbre sensible, étendant le concept de l'album de famille au-delà du cadre de la tradition picturale photographique. Ces images suggèrent une considération plus profonde non seulement de la relation de base de la photographie, mais aussi de notre position par rapport à la nature.
 


¹ Simon Schama, Landscape and Memory (New York: Vintage Books, 1995), p. 11.
² Sally McGrane, " German Forest Ranger Finds That Trees Have Social Networks, Too,", The New York Times, 29 janvier 2016. Voir le livre de Peter Wohlleben, The Hidden Life of Trees: What They Feel, How they Communicate—Discoveries From a Secret World (Vancouver: Livres Greystone, 2016).
 

 


Sara Angelucci est une artiste basée à Toronto travaillant avec des médiums tels la photographie, la vidéo et l’art audio. Son travail utilise les photographies vernaculaires pour comprendre le contexte d’origine dans lequel ces images sont produites. Se penchant sur les règles entourant la création de l’image, elle met de l’avant le rôle culturel qu’a la photo vernaculaire dans le processus de démarquation de récits singuliers, dans la création d’histoires et dans l’acte de mémoire. Partant d’archives familiales pour se rendre à un niveau d’anaylse plus grand, aux travers d’images trouvées ou anonymes,  Angelucci s’inspire de l’histoire de la photographie, des sciences naturelles et sociales pour transformer des images trouvées et les replacer dans le contexte plus vaste d’où elles ont été créées.

Angelucci a complété son baccalauréat à l'Université de Guelph et sa maîtrise à la Nova Scotia College of Art and Design. Elle a exposée son travail à travers le Canada; entre autres à la Galerie d'art de l'Université York, pendant Le Mois de la Photo à Montréal, Vu à Québec, à l’atelier des photographes de Toronto, au MacLaren Art Centre, à l'Art Gallery of Hamilton, à la Galerie d'art de Richmond et à University Art Gallery de St. Mary, à Halifax. Son travail photographique a fait partie d'expositions de groupe aux États-Unis, en Europe et à la Biennale de Pingyao en Chine. Son travail vidéo fut également présenté à travers lors de festivals en Europe, en Chine, en Australie ainsi qu'aux États-Unis.